Thou by thy dial's shady stealth mayst know (…) Time's thievish progress to eternity.
C’est du Shakespeare dans le texte. (Sonnet 77) . Et ça veut dire que le temps est un voleur, qui se sert pendant qu'on a le dos tourné, que la seule question qui vaille n'a jamais été de savoir combien il nous reste de temps à vivre, mais ce qu'on décide d'en faire.
L'IA s'apprête à libérer des heures par millions, et le débat français (mais pas que) demeure prisonnier de la quantité : travailler plus ou moins, partir à la retraite plus tôt ou plus tard, préserver l'emploi ou l'assouplir. Depuis quarante ans, chacun de ces mots suppose qu'il y aura toujours autant de travail à accomplir, et qu'il suffit de décider qui en fait le plus. Alors posons la question autrement, : que faire du temps que le travail cesse de réclamer ? Voici le deuxième sujet que la présidentielle laissera de côté : que devient une société lorsqu'elle a, structurellement, de moins en moins besoin du temps de ses habitants ?
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