Je suis née dans les années 80. À cette époque, les frontières étaient des lignes nettes, tracées sur des cartes, des murs géographiques et politiques qui délimitaient des territoires et des sphères d'influence. Elles étaient un concept solide, rassurant. Un endroit qu'on possédait, qu'on défendait, qu’on questionnait mais qu'on marquait d’une croix. Cette idée de frontière renvoyait à des enjeux géopolitiques et stratégiques clairs, et en parler, revenait à s’interroger sur des rapports de forces tangibles.
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